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Système d’alerte précoce pour la gestion et la surveillance de l’eau potable par l’analyse de données environnementales en ligne et en continu (NUNARISK)

 

Chercheurs principaux

Manuel J. Rodriguez, Daniel Nadeau


Co-chercheur

Jean-Michel Lemieux


Collaborateurs

François Anctil, Céline CampagnaCaetano DoreaRichard Fortier, Patrick Levallois


Résumé du projet

Les changements climatiques pourraient confronter les systèmes d'eau potable dans les communautés du Nunavik à des problèmes d'approvisionnement en termes de qualité et quantité. Selon les modèles prévisionnels, les changements climatiques seront plus marqués aux hautes latitudes, entraînant notamment une augmentation des précipitations. Des études récentes ont fait état de corrélations entre les fortes pluies et la dégradation de la qualité de l'eau. De plus, les petits systèmes approvisionnés en eau de surface sont plus vulnérables que les grands systèmes aux variations de la qualité de leur source d’eau. Au Nunavik, certains villages sont déjà confrontés à des problèmes d'approvisionnement d’eau en termes de quantité, en raison du gel et du tarissement de leur source. Il est donc nécessaire d’élaborer de nouvelles stratégies d’analyse de données, de diagnostic, de modélisation prédictive et d’alerte avancée afin d’anticiper et de mieux gérer les crises environnementales et sanitaires au Nunavik et d’assurer un approvisionnement en eau potable fiable, sûr et durable.

Le développement récent de technologies permettant un meilleur suivi en temps réel de la qualité de l'eau potable ouvre la voie vers une gestion de l’eau proactive, de la source au robinet. L'objectif de ce projet est de développer un outil d’alerte avancée de la qualité de l'eau potable, destiné aux opérateurs d'eau potable du Nunavik. Cet outil analysera et modélisera la variabilité météorologique et de la qualité de la source d’eau, grâce à l’utilisation de systèmes de suivi en ligne très performants. Cet outil d’adaptation aux variations climatiques permettra d'optimiser le traitement de l'eau afin de réduire les risques chimiques et microbiologiques pour la population, associés à l'eau distribuée. Dans le cadre de ce projet, l'outil sera développé et mis en oeuvre dans le village de Kangiqsualujjuaq. Cependant, la méthodologie mise au point pourrait être généralisée à d’autres villages nordiques.